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Attentat à Conflans : un terroriste russophone en Syrie a échangé avec l’assaillant

 


L’enquête autour de l’attentat survenu à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, avance. Après l’arrestation de 7 personnes, dont 5 adultes et 2 collégiens, il est aujourd’hui avéré qu’Abdullakh Anzorov, le djihadiste présumé, est entré en contact avec un terroriste russophone, installé en Syrie. Une preuve de plus pour les enquêteurs, que ce dernier s’est rapidement radicalisé.

Pour l’heure, l’identité du terroriste basé à Idleb, en Syrie, n’a pas été établie. Or, il apparaît clair le jeune homme responsable de la mort du professeur Samuel Patysoit entré en contact avec ce dernier. En effet, l’adresse IP du contact a été localisée dans cette région syrienne, aux mains des djihadistes. Elle est aux mains des djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ancienne branche syrienne de l’organisation d’Al-Qaïda.

Une radicalisation rapide

Sur place, plusieurs groupuscules tentent toutefois d’imposer leur vision. Français, Britanniques, Tchétchènes, plusieurs nationalités s’y retrouvent. C’est probablement l’un des représentants de cette dernière communauté qui a pu discuter avec l’auteur de l’attentat perpétré à l’encontre de Samuel Paty. Selon l’OSDH, d’autres ressortissants tchétchènes se trouveraient également au nord-est de Lattaquié.

Un djihadiste russophone en soutien

Cet homme a été recontacté après l’attaque perpétrée contre le professeur. Dans un message audio, ce dernier affirme avoir vengé le prophète. Il demande ensuite à ce que ses « frères » prient pour lui, afin qu’Allah l’accepte en martyr. Ce message envoyé au terroriste syrien était accompagné d’une vidéo Instagram ainsi que de deux tweets dans lesquels il reconnaît être l’auteur de l’assassinat perpétré à l’encontre de Samuel Paty. Chez lui, un drapeau représentant l’État islamique a été retrouvé, ne laissant ainsi que peu de place au doute chez les enquêteurs.

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