SOCIETE

Impact Covid-19: Commerçants et populations paupérisés à Grand Yoff

 

Tous les secteurs sont en crise avec la pandémie du coronavirus. A Grand Yoff, les commerçants n’arrivent plus à écouler leurs marchandises alors que les clients fuient les marchés pour éviter des rassemblements. Quant aux habitants, en plus de la rareté des ressources, ils déplorent le manque d’eau dans le quartier de Arafat.

Le moins que l’on puisse dire est que les commerçants vivent une véritable crise depuis la présence du Covid-19 dans le pays. Ceci face à la rareté de la clientèle qui évitent les marchés par crainte de se retrouver dans un rassemblement surtout que la distanciation ne semble pas préoccuper certains. «Actuellement le commerce ne marche pas comme il se devait. On n’arrive pas à écouler nos  produits,  les  clients étant eux-mêmes dans des difficultés, mais on rend grâce à Dieu.  On observe un grand changement depuis l’apparition de la maladie dans notre pays » déplore le commerçant Moussa Ba.

Pour lui, il est impossible de respecter la distanciation. Pour acheter, les clients prennent leur temps. Ce qui favorise les rassemblements et fait fuir certains clients devenus paranoïaques. De ce fait, on assiste souvent à des scènes surréalistes dans ces marchés avec des commerçants qui se disputent des clients. Ce qui n’était pas le cas, il y a moins de deux mois. Selon Ndeye Amy Camara, déléguée du marché « Bou Bess de Grand Yoff », la situation est catastrophique avec la rareté de la clientèle qui se fait désirer. « Hier, je suis  restée jusqu’à 15 heures.  Je  n’ai réussi  qu’à vendre  le montant 2.000 f alors que le  marché  doit fermer à 17 heures » se désole la vendeuse de tissus d’étalage fixe.

Quand on n’arrive pas à vendre toute la journée, on ne peut pas payer la location « A la date du 15, je n’ai toujours  pas  payé  la location.  On  demande  l’aide de   la mairie qui a fait des efforts en octroyant aux marchés des lavoirs et des masques pour lutter contre la propagation de la maladie.  Les gens sont têtus  malgré les mesures préventives, ils ne respectent  pas les règles  et  des  gestes  barrières » dénonce la dame.

Pour les mesures de fermeture des commerces non essentiels décrétées par le gouverneur de Dakar, la déléguée du marché soutient que tout est essentiel dans la vie. «C’est difficile de rester  toute une journée sans  pouvoir  vendre car   je suis  une mère de famille. Si on arrête les commerces non essentiels et si on reste sans argent comment  pourra- ton vivre ? » s’interroge la bonne dame qui en appelle au soutien du maire de Grand Yoff, Madiop Diop. Dans le quartier de Arafat, ce qui manque le plus, c’est le liquide précieux qui se fait rare.

Des habitants qui redoutent un confinement qui serait un désastre, disent-ils plus pernicieux que la Covid-19. D’où le cri de secours de la « Badienu Gokh » Bineta Ndiaye qui appelle les autorités à leur venir en aide face à la situation de presque crise que traverse le pays.

Le Témoin

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