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Inhumation du défunt policier : Mame Sémou Diouf, récit d’un enterrement mouvementé


Décédé jeudi dernier, à son domicile sis aux Parcelles assainies, après s’être tiré une balle à la tête, l’agent de police, Mame Sémou Diouf, a été inhumé hier vendredi, aux cimetières de sa ville natale, Diakhao Sine (Fatick). Des obsèques chargées d’émotions et ponctuées par une marée humaine venue raccompagner ce fils du terroir à sa dernière demeure.

L’émoi était à son comble, vendredi dans la commune de Diakhao Sine (région de Fatick), célèbre pour son histoire chargée par l’épopée du célèbre roi de la contrée, Bour Sine Coumba Ndoffène Diouf. La localité a accueilli hier, un de ses fils, l’agent de police, Mame Sémou Diouf, qui a rendu l’âme jeudi dernier, chez lui, aux Parcelles assainies, de façon tragique en se tirant une balle dans la tête. Une triste nouvelle qui avait pris de court plus d’un, au sein de la police, mais aussi ses proches qui se triturent encore les méninges pour comprendre le mobile de l’acte radical posé par le défunt. Très attaché à son terroir et aux siens de son vivant, l’homme a eu les hommages mérités dans sa localité. Les populations lui ont rendu hier, de vibrants témoignages à l’occasion de son inhumation aux cimetières de Diakhao Sine. Une marée humaine l’a raccompagné à sa dernière demeure, où il repose désormais pour l’éternité. Auparavant, la demeure familiale du défunt, a refusé du monde, dès les premières heures de la matinée. L’atmosphère y est pesante. Si certains, inconsolables, versaient de chaudes larmes, d’autres tombaient en transe et l’annonce de l’arrivée de la dépouille aux environs de 19 heures n’a fait qu’exacerber la douleur.

Une foule immense va accompagner la dépouille directement acheminée à la grande mosquée de Diakhao. Il fallait jouer des coudes pour se frayer un passage jusqu’au lieu de culte. Il a fallu patienter jusqu’à 20h24mn pour pouvoir entamer la cérémonie de la prière mortuaire. 20h32mn, la dépouille quitte les lieux et le convoi, accompagné par une marée humaine, prend la direction des cimetières.

Il était difficile d’arracher un mot aux proches inconsolables et toujours sous le choc. Ici, les questions se bousculent dans les esprits, sans qu’aucune réponse irréfutable ne soit trouvée. Cependant, certains ont souligné, pour déplorer, le fait que le défunt emporte dans sa tombe, le mobile véritable de son acte qui lui a été fatal. Sémou Diouf est parti à jamais, laissant derrière lui une fillette de 3 ans et des parents consternés. Fils aîné d’une fratrie de 3 enfants, il était surtout apprécié pour  son sens élevé des responsabilités et son calme légendaire. Un homme discret qui ne supportait pas l’injustice. Il s’était beaucoup investi, notent ses proches, «dans l’éducation de ses demi-frères et de ses sœurs. L’institution de la police dirigée par le Lieutenant Ndiaye, est revenue sur les vertus louables d’un collègue dévoué, serviable et loyal.»

MARIE BERNADETTE SENE

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