SOCIETE

Non-respect des mesures préventives contre le Covid-19: plus de 30 motos-taxis mobilisés à Fatick

 

Les forces de l’ordre ne plaisantent plus pendant en cette période de couvre-feu. Et pour cause, 33 motos-Jakarta officiant dans la cité de Mame Mindiss ont été immobilisées dans l’enceinte du commissariat urbain pour violation manifeste des mesures visant à limiter la propagation du coronavirus. Toutes les motos ont été saisies à la suite de nombreuses patrouilles des flics du commissariat central de Fatick à travers les différents artères de la ville.
« Ces patrouilles ont été faites dans la vérification de l’effectivité du respect des mesures préventives prises par le Ministère des Transports dans le cadre de la lutte contre la pandémie du covid-19 », a expliqué une source policière à nos confrères de l’Agence de presse sénégalaise.
Toujours, la même source ajoute « après ces différentes patrouilles, nous avons immobilisés 33 motos taxis, d’autres véhicules à deux roues dont les conducteurs ne respectaient pas les mesures établies par les autorités ».
Depuis le 24 Mars dernier, le département ministériel de Omar Youm a pris une batterie de mesures et de décisions visant à limiter la propagation de la maladie à coronavirus dans le pays. Ces mesures vont de la fermeture des gares routières interurbaines, à la limitation du nombre de passagers. Récemment le préfet du département de Fatick a pris un arrêté interdisant formellement le transport des passagers par les motos jakarta. La circulation de ces véhicules est également interdite pendant la période du couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin.
Du côté des conducteurs de motos cette décision préfectorale est une pilule amère. «  même si cela va de l’intérêt général, elle nous pose d’énormes problèmes. À Fatick, il n’y a que les motos. Plus de la moitié des conducteurs sont des responsables de famille. À mon avis, seuls les jeunes sortent de la ville mais ce n’est pas tout le monde. Il faut renforcer la surveillance et nous laisser circuler à l’intérieur de la ville. Nous aussi, nous aimerions vivre longtemps », a expliqué un conducteur de moto.
Matar Diouf, Correspondant à Fatick (Actusen.sn)
Commentaires Facebook

Articles du même type

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close