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engagement historique pour lutter contre les effets dévastateurs de la cuisson à feu ouvert, le 1er février à Dar Es Salam. Une pratique qui cause la mort d’environ 600 000 femmes et enfants chaque année sur le continent. Cet engagement a été pris lors du sommet sur l’énergie, Mission 300, qui s’est tenu à Dar Es Salam, en Tanzanie, du 27 au 28 janvier 2025. À cette occasion, plusieurs pays africains ont signé des pactes nationaux visant à accélérer l’accès à l’électricité et aux solutions de cuisson propre, en ligne avec les objectifs de développement durable des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Dans son discours de clôture, la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a salué ces engagements en soulignant le rôle pionnier de ces nations dans la lutte pour l’accès à une énergie propre et durable. « Je suis consciente que ces douze gouvernements font figure de pionniers et que beaucoup d’autres nous rejoindront dans le futur », a-t-elle déclaré. Elle a également précisé l’objectif du sommet en affirmant que cette rencontre visait à consolider les engagements, annoncer de nouveaux partenariats et donner un élan aux efforts pour atteindre l’objectif 2030. Le Sommet africain de l’énergie – Mission 300 a été une plateforme importante pour la promotion de l’accès à l’énergie et aux solutions de cuisson propre, soutenue par une collaboration entre la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux. Ces institutions ont apporté leur soutien à travers des financements innovants et de nouvelles technologies pour combler le déficit énergétique qui touche de nombreuses régions du continent. La présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a également annoncé que le pays allait prendre les rênes du mouvement continental pour la promotion de la cuisson propre, avec elle-même en tant qu’ambassadrice. Cette initiative s’inscrit dans une démarche globale de réduction des risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation du bois de chauffe et des combustibles polluants. Cette décision marque un tournant important dans la lutte contre la cuisson à feu ouvert, une pratique qui reste courante dans de nombreuses régions d’Afrique, malgré ses conséquences dramatiques sur la santé des populations, notamment les femmes et les enfants. Le soutien des dirigeants africains à cette cause pourrait bien amorcer un changement significatif, en offrant une alternative durable et moins nocive à des millions de familles africaines. Les autorités africaines espèrent que l’engagement pris lors de ce sommet contribuera à faire évoluer la situation d’ici 2030, en rendant accessibles les solutions de cuisson propre à une majorité de la population du continent.

La Journée mondiale des zones humides 2025 (JMZH) est célébrée ce dimanche 2 février 2025. Elle revêt une importance vitale et met en lumière le rôle crucial des zones humides dans la lutte contre le changement climatique, la sécurité alimentaire et la préservation des espèces menacées. Vu l’importance de la menace avec « près de 35 % des zones humides mondiales dégradées au cours des 50 dernières années’’, Wetlands soutient qu’il est urgent d’agir collectivement pour protéger les zones humides pour l’avenir de l’humanité’’.« La mission de Wetlands international, c’est la sauvegarde des zones humides au Sénégal et en Afrique, mais également à travers le monde. Nous célébrons cette journée qui, cette année porte sur le thème : protéger les zones humides pour notre avenir commun. Si on parle de la protection pour l’avenir de l’humanité, ce sont justement les zones humides ont une signification, un rôle pour la vie sur terre », a déclaré Ibrahima Thiam Directeur général de Wetlands International en Afrique.

Par ailleurs, M. Thiam a aussi présenté la situation de la vie sur terre des plantes, mais aussi la vie des animaux et des êtres humains. Parlant du rôle de ses zones humides, il soutient que « là où il y a les zones humides, il y a de la production du riz, du poisson à travers la pêche et beaucoup d’autres éléments qui contribuent à la sécurité alimentaire à travers l’agriculture ou d’autres activités humaines. Ensuite, il y a la sécurité de l’eau ».

« Les zones humides régulent la qualité et la quantité d’eau disponible pour les êtres humains, mais également pour la production agricole et d’autres activités humaines. Ensuite, vous avez tout ce qui est lié aux moyens de subsistance des communautés, mais également à la culture. Parce que les zones humides ont forgé des civilisations. Si vous allez en Casamance, ou dans le delta du Saloum, ou dans le delta du Niger ou du Nigéria, et dans le bassin du fleuve Sénégal, vous verrez que les civilisations sont fortement influencées par le fait qu’elles vivent, elles se sont construites dans un endroit où se trouvent les zones humides. Donc cela est reflété dans la culture, à travers les chansons ou la littérature, les comptes », a fait savoir monsieur Thiam.

« Les zones humides sont d’excellant puits de carbones. »

Pour ce qui est de la contribution des zones humides aux climats, le patron de Wetlands précise qu’elles sont d’excellant puits de carbones. « Les zones humides sont d’excellant puits de carbones. Elles séquestrent d’innombrables quantités de carbones en plus d’accueillir de la végétation et pour ce qui est de la mangrove, constituent de la barrière pour protéger les communautés, les villages, leurs terroirs contre les événements extrêmes. Les zones humides sont un grand réservoir de biodiversité. Parce que tout simplement, elles constituent l’habitat sur les littoraux, les bassins de fleuve, ou les autres zones humides continentales. En plus de la biodiversité, les zones humides contribuent à la santé mentale et physique des personnes », a-t-il dit.

Revenant sur les éléments de biodiversités, il a rappelé qu’ils ont fait « le recensement annuel des oiseaux d’eau ». Cela, dit-il, « leur permet de connaître la santé des zones humides. Parce que lorsqu’elles sont saines, les oiseaux sont là. S’il y a problème, ils quittent ».

Interpelé sur la question de la monté de la salinité, Ibrahima Thiam revient sur la stratégie mis en avant. « Pour ce qui est de la salinité, nous arrivons à promouvoir des solutions. Ce que nous faisons, c’est une méthode qui utilise des produits biologiques pour rendre à la terre sa productivité. Nous avons fait des recherches en compagnie de l’institut national de pédologie. Ces recherches permettent de trouver des solutions. Nous sommes à une cinquantaine de terre salée récupéré. Une autre solution, nous travaillons sur l’hydrologie. C’est-à-dire, on étudie les terres ou la restauration a lieu… on aide les populations comment elles peuvent gérer ces arrivés d’eaux douces par rapport aux précipitations, mais aussi à la proximité de la mer », a-t-il fait savoir.

Près de 35 % des zones humides mondiales dégradées au cours des 50 dernières annéesLa Journée mondiale des zones humides 2025(JMZH), célébrée chaque année le 2 février, revêt une importance vitale et qui met en lumière le rôle crucial des zones humides dans la lutte contre le changement climatique, la sécurité alimentaire et la préservation des espèces menacées. Avec « près de 35 % des zones humides mondiales dégradées au cours des 50 dernières années », selon Ibrahima Thiam, il est urgent d’agir collectivement pour inverser cette tendance alarmante.

Pour ce qui est des menaces, le DG de Wetlands précise qu’elles sont de deux ordres. « Les menaces d’ordre naturel liées au changement climatique qui font que les niveaux de précipitations ont baissé. On a également les événements extrêmes comme les inondations en ce qui concerne notre pays. Ce sont les menaces liées aux changements climatiques. Il y a aussi les menaces qui proviennent de l’action humaine. L’urbanisation augmente très rapidement sur les zones côtières, donc les zones reliées au littoral. Il y a l’utilisation des plastiques, mais également la déforestation liée à la coupe de bois pour l’énergie ou le bois d’œuvre », a-t-il dénoncé.

Ibrahima Thiam déclare que le rôle des communautés est un rôle central. « Nous formons les populations dans la restauration des zones dégradées et les aider à se doter des règles comme les chartes communautaires pour définir comment l’ensemble des communautés utilisent les ressources naturelles de façon rationnelle pour assurer la durabilité. Il y a aussi le développement d’activité alternative pour générer de revenus qui permettent de faire baisser la pression qui pèse sur les zones humides. Voilà les actions que les communautés peuvent faire », annonce le Dg. Avant d’ajouter que cette journée mondiale permet de « sensibiliser davantage les communautés, les décideurs, mais aussi le grand public sur l’importance de ces zones humides et aussi sur les raisons pour lesquelles ils doivent travailler pour les conserver et les restaurer lorsqu’elles sont dégradés ».

La JMZH constitue une opportunité unique pour sensibiliser les communautés, les décideurs et les parties prenantes sur l’importance écologique, sociale et économique des zones humides. Pour le patron de Wetlands, « ces écosystèmes fournissent des services cruciaux, tels que la régulation des eaux, le stockage du carbone et la biodiversité, etc. Wetlands International Afrique appelle les gouvernements, les communautés, les organisations et les citoyens à se mobiliser pour restaurer et protéger les zones humides pour un avenir commun ».

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