Mais l’activiste a opposé un refus ferme, privilégiant la justice à toute compensation financière. « Pour la première fois, j’ai reçu hier un appel du Ministère de la Famille et des Solidarités. On m’y informait que je pouvais déposer mon papier de libération de prison ainsi qu’une photocopie de ma pièce d’identité afin de bénéficier d’une indemnité d’un montant de 500.000 FCFA, en tant qu’ex-détenu politique », a-t-il révélé.
Malgré cette main tendue, sa position reste claire et sans équivoque : il ne veut rien tant que la vérité sur ce qu’il affirme avoir subi ne soit établie. « Mais comme je l’ai toujours affirmé, je ne toucherai pas un seul franc d’une quelconque indemnité tant que justice ne me sera pas rendue dans cette affaire de torture que j’ai subie », a-t-il insisté.
Papé Abdoulaye Touré a réaffirmé son engagement à défendre son honneur plutôt que de céder à une réparation financière : « Ma position d’hier reste inchangée aujourd’hui : je préfère qu’on me rende justice, plutôt qu’on m’octroie tout le budget de l’État parce que l’honneur et la dignité d’un homme valent bien plus que l’argent ».




