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Barré par la concurrence à Leicester : Nampalys retrouve l’obstacle Ndidi !

 

 

La nouvelle saison de Premier League débute mal pour Nampalys Mendy, resté sur le banc lors des deux premiers matchs de Leicester. La concurrence dans l’entrejeu avec le Nigérian, Wilfred Ndidi, est passée par là.

 

 

Par Hyacinthe DIANDY – Crédité d’une bonne fin de saison de Premier League avec Leicester, après avoir profité de la blessure de son principal concurrent, Wilfred Ndidi, Nampalys Mendy s’est offert bien avant une bonne Can, avec au bout le trophée continental. Avec son nouveau statut de champion d’Afrique, le milieu récupérateur des Lions du Sénégal espérait retrouver une place de titulaire en club en ce début de saison.

 

 

Mais la «sentinelle» de Aliou Cissé va devoir garder son mal en patience. En effet, lors des deux premiers matchs de Lei­cester, Nampalys est resté sur le banc. La cause : le retour de blessure de son principal con­current, le Nigérian Wilfred Ndi­di. Une situation assez embarrassante qui tombe à trois mois de la Coupe du monde et qui n’arrange pas du tout l’ancien Niçois de 30 ans, ni d’ailleurs le sélectionneur national qui voit ainsi la liste de ses joueurs, en manque de temps de jeu ou en instance de départ, s’allonger. On peut citer : Alfred Gomis, Bouna Sarr, Saliou Ciss, Ballo Touré, Abdou Diallo, Pape Matar Sarr, Gana Guèye, Bam­ba Dieng, Boulaye Dia, Diao Baldé…

 

 

Pourtant au sortir de la Can camerounaise, Nampalys avait retrouvé du temps de jeu avec une première titularisation en mars dernier contre Arsenal. Une bouffée d’oxygène pour celui qui n’était pas inscrit sur la liste des joueurs pouvant disputer la Premier League. L’empêchant par la même occasion de jouer la Ligue Europa Conférence. Une non-inscription que son entraîneur, Brendan Rodgers, avait d’ailleurs regrettée : «C’est vraiment dommage que Nampalys ne soit pas dans l’équipe européenne. C’est une grande frustration. Je pense qu’il était excellent contre Brentford. C’est un joueur qui a de l’expérience et qui peut prendre le ballon. Il sera formidable pour nous.»

 

 

Avant d’aller à la Can, l’international sénégalais, qui était au placard en club, n’avait disputé qu’un seul petit match. A l’arrivée, cette compétition continentale lui a fait énormément de bien pour avoir montré toute l’étendue de son talent au Cameroun. Son envie débordante ayant largement compensé son manque de rythme. Rouage essentiel de l’Equipe du Sénégal lors de son sacre historique, Nampalys a même terminé dans l’équipe-type de la Can, après avoir été élu «Homme du match» à l’issue du quart de finale face à la Guinée équatoriale (3-1).

 

 

Après une Can réussie, le défi d’un Mondial réussi

 

 

Pourtant le natif du Var, qui a débuté dans l’agglomération de Toulon avant de rejoindre le Centre de formation de Monaco, est resté sur la touche lors des deux premiers matchs, contre le Zimbabwe (1-0) et la Guinée (0-0). Face au spectacle poussif proposé par ses protégés, Aliou Cissé a alors choisi de le lancer face au Malawi lors du dernier match de poule (0-0). Pour ne plus le sortir du Onze. On connaît la suite.

 

 

Aujourd’hui, le milieu des Foxes, recruté à l’été 2016 pour 15,5 millions d’euros (avant d’être prêté au Gym lors de l’exercice 2017-2018), va devoir faire face à la dure réalité de la concurrence en club. Mais quand on a un mental fort, on ne lâche jamais. C’est d’ailleurs ce qu’il avait laissé entendre lors d’une séance de questions-réponses sur le Twitter de la Fédération sénégalaise de football, en déclarant : «C’est très compliqué mentalement, quand on me prive de ce que j’aime. Mais je suis un passionné. J’ai toujours gardé l’objectif de la Can en tête. J’ai eu le bonheur d’être sélectionné malgré ma situation. J’ai travaillé très dur durant cette période où je ne jouais pas et, aujourd’hui, ça paye. Je suis ravi et j’espère que ça va continuer comme ça.»

 

 

Après une Can réussie, il va falloir gagner le défi d’un Mondial réussi. Et cela passe évidemment par un temps de jeu conséquent que Nampalys va devoir retrouver à Leicester, avant le Qatar. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

 

 

 

hdiandy@lequotidien.sn

 

 

 

 

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