SENEGAL

Belmadi cartonne l’arbitre du match contre la Guinée Equatoriale !

Présent ce dimanche en conférence de presse pour débriefer le fiasco à la CAN 2021, conclue par une élimination du tenant du titre au premier tour, le sélectionneur de l’Algérie, Djamel Belmadi, a assumé ses responsabilités, tout en mettant en avant plusieurs éléments d’explication. Parmi eux, l’arbitrage du deuxième match, contre la Guinée Equatoriale (0-1).

 

«On a joué un match de Coupe d’Afrique contre une équipe hispanophone avec un arbitre guatémaltèque (Mario Escobar, ndlr). Apres 8 minutes, on avait 2 cartons jaunes, il agressait nos joueurs et moi-même», a taclé le technicien en conférence de presse. A chaud, le vainqueur de la CAN 2019 avait fait preuve de plus de clairvoyance dans son analyse en pointant surtout du doigt le manque de réalisme de son équipe…

 

L’ÉCHEC DE LA CAN, LE BARRAGE CONTRE LE CAMEROUN, DELORT… BELMADI VIDE SON SAC !

Djamel Belmadi a fait un gros point sur la sélection algérienne quelques semaines après la Coupe d’Afrique des Nations ratée.

Chaque conférence de presse de Djamel Belmadi est un évènement. Aujourd’hui le sélectionne des Fennecs était présent au centre technique national pour faire un point un mois après la cuisante élimination de l’Algérie au premier tour de la Coupe d’Afrique des Nations. L’occasion pour le patron de l’équipe nationale de revenir en détail sur cet échec. Tout d’abord, il s’est penché sur la préparation complètement ratée de son groupe : « La préparation a été chaotique. Je parle de mon équipe. La préparation des autres équipes ne me regarde pas. On s’occupe de nos affaires. Une date de rassemblement de départ était prévue le 27/12. Au final, j’ai eu mon effectif sur lequel je peux compter le 3/01. On l’a su 2-3 jours avant… La préparation a été  mise en place 3-4 mois à l’avance. Ça chamboule toute la préparation. Il y a un manque de considération envers ce continent », a-t-il d’abord indiqué, dans des propos rapportés par DZ Foot.

 

Les nombreux cas de Covid-19

Par la suite, il a abordé les nombreux cas de Covid-19 ayant entaché la préparation : « Je ne peux pas tout dire, mais c’est à vous de comprendre. Nous avons 5 joueurs qui n’ont pas eu le COVID. En fonction des endroits où nous étions, il y a des législations. 23 joueurs sur 27 sont positifs. La moitié du staff aussi. C’était une hécatombe, la préparation était chaotique. On va donner du mérite à notre staff médical et nos intendants. C’était impossible à gérer. On faisait des tests tous les matins. On avait peur chaque matin pour savoir qui ne serait pas disponible aujourd’hui, explique le sélectionneur, avant de conclure sur ce sujet un brin ironique. Il y avait d’autres équipes chez qui ça ne fonctionnait pas. Elles étaient imperméables au COVID. C’était peut-être les gestes barrières, la distance sociale… chez nous ça ne marchait pas. »

 

Un premier tour raté

Il a ensuite abordé les matchs de poules ratées face à la Sierra Leone et la Guinée équatoriale : « Il y a le premier match contre la Sierra Leone. Je l’ai dit sur notre terrain à nous, et on l’a dit chez eux. L’Algérie a besoin d’avoir un bon terrain (…). Les occasions ne rentrent pas. On n’était pas assez tueurs, pas assez chirurgicaux. On sort frustrés, fâchés, fatigués (…). Face à la Guinée équatoriale, on était dans un esprit de précipitation, d’urgence. On voulait vite prendre les 3 points pour préparer le match de la Côte d’Ivoire avec plus de tranquillité. On savait que cette équipe était capable de nous poser des problèmes. C’était un esprit de précipitation, j’en suis responsable. Il y avait beaucoup de nervosité. »

 

La fin de l’invincibilité

Enfin, il a forcément abordé la série d’invincibilité qui a pris fin alors que les Algériens étaient tout proches de battre un record mondial : « Face à la Guinée Équatoriale, on a perdu notre série d’invincibilité. Elle s’arrête à un match d’un record mondial, on voulait aller chercher la 1re place. Après la CAN on s’est fixé un objectif, la Coupe du Monde. Plus on gagnait, plus on s’en rapprochait. On voulait mettre le drapeau de l’Algérie à la première place. J’ai dit plusieurs fois que ce n’était pas un objectif, mais on est des humains, quand on se rapproche on se dit… waw. C’est à l’intérieur des cerveaux. Dans le vestiaire je n’en ai jamais parlé. Je leur parlais de travail, de continuité. Ils ont un cerveau et un coeur. Ça a pesé aussi. »

 

La sacre de l’Algérie en Coupe Arabe

 » Lors de la Coupe Arabe, beaucoup de joueurs ont composé cette équipe. Deux compétitions qui s’enchaînent, émotionnellement, ils étaient vidés. Ce n’est pas juste l’aspect physique. Il faut re-avoir faim. Il faut une grosse force mentale. Si tu n’as pas ça, c’est problématique. Mais s’ils ne la jouaient pas, ils avaient un manque de temps de jeu. La Coupe Arabe, il y a eu un gros engouement. Je pouvais plus dire à Bougherra « ne fais pas jouer Belaïli contre le Maroc ». Je le savais, j’en avais déjà parlé avec le staff, je ne l’avais pas dit à Madjid. Une partie du groupe, peut-être l’ensemble du groupe a joué la Coupe Arabe. Il n’y avait pas un manque d’humilité. C’était une forme d’auto-satisfaction, un peu trop de certitude. »

 

 

Le barrage contre le Cameroun

« Aujourd’hui, je n’ai pas de temps à perdre pour parler d’autre chose que de l’EN. On peut parler du football national à l’avenir. Mais là, pour moi ce sont les deux matchs les plus importants de ma carrière, entraîneur et joueur confondus. Je sais que pour les joueurs, pour beaucoup d’entre eux c’est la dernière possibilité de jouer une Coupe du Monde. C’est la compétition par excellence. C’est ce qui m’anime depuis début septembre. (…) On veut rendre notre peuple heureux. Une qualification au mois de mars nous permettra de nous préparer dans l’euphorie. J’ai voulu faire ce métier pour jouer une Coupe du Monde.

 

C’est la dernière fois qu’on a une coupe du monde dans cette configuration rare. Mahrez, pour lui, n’a pas fait de Coupe du Monde. Pour lui, c’est une priorité. (…) Japoma ? Normalement ils jouent à Yaoundé. Exceptionnellement ils nous font jouer à Japoma. On est traumatisés par la pelouse pas le stade, ni la ville. On ne se déplace pas pour faire du tourisme. (…) La seule manière qui me permet de vivre normalement, c’est qu’on a tout de suite rectifié notre CAN. Tant mieux pour nous. Ça a commencé dès le lendemain de notre élimination. »

 

Andy Delort

« Delort ? Qu’est-ce qu’il a déclaré ? Ce n’est pas Rothen le sélectionneur de l’EN. J’ai entendu ce qui a été dit. Pour moi c’était clos, vous en parlez. Que ça soit clair, il y a des gens qui sont à la recherche de buzz. Je suis sûr, vous êtes sûrs, que certains de nos compatriotes se sont réjouis de notre élimination. Je n’ai rien de personnel avec Andy Delort. C’est quelqu’un que j’apprécie. Ceux qui disent que c’est personnel ne sont pas honnêtes. L’EN d’Algérie ne m’appartient pas, j’en suis garant pour l’instant. Ne surenrichissez pas le truc. Il l’a dit pour vous. Moi je ne suis pas concerné. Il nous a dit qu’il voulait se concentrer pendant un an sur son club. Rester sur le banc de touche avec son club ne le dérange pas pourtant. (…) Allez leur dire « est-ce que vous adhérez à mettre en pause l’EN pendant un an ? ». Je défends les valeurs de mon pays. Je ne me reconnais pas dans ce discours. On peut commettre des erreurs, mais pas dans ce domaine-là. »

 

Pour résumer

L’Algérie a complètement raté la Coupe d’Afrique des Nations. Djamel Belmadi a fait le point sur la sélection lors d’une longue conférence de presse. Il aborde tous les sujets concernant la CAN ratée de ses joueurs.

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