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Coupe du monde 2022. Cissé, Mané, Mendy… Le Sénégal a pris sa revanche sur les tirs au but

 

Vainqueur de la CAN 2022 et qualifié pour la Coupe du monde 2022 grâce à deux séances de tirs au but, le Sénégal a mis fin à la malédiction qui le poursuivait dans cet exercice. Trois membres des Lions de la Teranga avaient une histoire particulière dans cet exercice.

 

Edouard Mendy et ses coéquipiers ont mis fin à la malédiction du Sénégal lors des séances de tirs au but. Le Sénégal vient de prendre sa revanche sur le destin. À deux reprises, en un mois et demi, les Lions de la Teranga ont obtenu deux des succès les plus importants de leur histoire à l’issue de la séance de tirs au but. Un exercice qui ne réussissait pas réellement, historiquement, aux Sénégalais.

 

 

Battus en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2002 par le Cameroun (0-0, 2-3 tab), les Lions avaient vu leur beau parcours être interrompu sur le fil. « J’ai des mauvais souvenirs de la finale, reconnaissait Omar Daf, entraîneur de Sochaux et titulaire en 2002. Perdre de cette façon était très décevant. » La cicatrice devait certainement être encore plus profonde pour Aliou Cissé. L’actuel sélectionneur avait manqué le dernier tir au but face aux Camerounais en 2002.

 

Mané, héros malheureux en 2017

 

Quinze ans plus tard, toujours face aux Lions Indomptables et alors qu’il avait pris la tête de la sélection, il avait vu ses joueurs échouer dans cet exercice en quarts de finale de la CAN 2017. Un seul échec durant cette séance : celui de Sadio Mané, qui avait quitté la pelouse en larmes, réconforté par ses coéquipiers et ses adversaires.

 

Mais toute malédiction à une fin et l’année 2002 était visiblement placée sous le signe du succès pour le Sénégal. Vainqueurs de la CAN pour la première fois de leur histoire, Sadio Mané et ses coéquipiers ont également obtenu leur qualification pour la Coupe du monde au Qatar. Les deux fois, à l’issue des tirs au but.

 

Mendy s’est fait violence

 

Décisif avec un arrêt lors de chaque séance, Edouard Mendy fait partie des héros sénégalais. « Statistiquement, si on le compare à d’autres gardiens, notamment à Kepa (son coéquipier à Chelsea), ce n’est pas sa spécialité », reconnaît Christophe Lollichon, entraîneur des gardiens du club londonien. Fin février, à l’occasion de la finale de la Carabao Cup, Edouard Mendy avait même été remplacé par Kepa Arrizabalaga avant les tirs au but. « Il ne l’a pas mal vécu, c’est quelqu’un qui a un très grand respect de la hiérarchie », explique Lollichon. Le coup tactique de Thomas Tuchel n’avait pas porté ses fruits avec la défaite et le tir au but manqué par Kepa (aucun arrêt durant la séance).

 

L’ancien Rennais s’est fait violence pour repousser les tentatives de Mohamad Lasheen (à la CAN) et Mostafa Mohamed (en barrages). « Le point très important, c’est qu’il reste très calme, salue son entraîneur des gardiens. Il n’est pas dominé par l’événement mais il le gère. Il reste lucide à des moments cruciaux. »

 

Ses arrêts ont offert, à chaque fois, une balle de match à Sadio Mané. Celui qui avait également manqué un penalty pendant la finale de la CAN n’a pas tremblé pour délivrer son équipe, effaçant définitivement son échec de 2017 et réconciliant son entraîneur et un pays tout entier à l’exercice des tirs au but.

 

 

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