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Lamine Mboup, ancien joueur en Égypte: « Si le Sénégal ne marque pas très tôt dans les 15 premières minutes, on risque de vivre l’enfer. »

 

Ancien joueur en Égypte à Al Masry de Port Saïd, Lamine Mboup aujourd’hui consultant sportif fait le match du Sénégal contre les pharaons de vendredi prochain. D’après lui, il est important de marquer dans les 15 premières minutes, sinon c’est l’enfer.

 

 

Vous avez passé une bonne partie de votre carrière en Égypte en première division.  La question est directe: les Égyptiens pourront-ils empêcher le Sénégal d’aller à la coupe du monde?

 

 

C’est une possibilité parce que c’est une grande équipe qui a été défaite par le Sénégal. Ils vont se préparer d’arrache-pied pour éviter que cela se répète. Cela fait 3 coupes d’Afrique qu’ils n’ont gagnées. Les Sénégalais sont avertis même si les lions ont gagné la séance des tirs au but, ce ne sera pas le même match. Lors de la finale, les égyptiens ont calculé, ils ne voulaient pas prendre de but, là ils seront obligés d’attaquer et aux Sénégalais d’être intelligents. Les Égyptiens auront des situations de jeu qu’ils ont travaillées et qu’ils ont répétées pour déstabiliser l’équipe sénégalaise.

 

 

Ce vendredi, ils seront obligés d’attaquer car ils savent qu’il y a un match retour. Ils vont essayer de marquer tôt, ce vont des joueurs sélectionnés par rapport à leur technicité. C’est pourquoi vous voyez un numéro 10 qui joue sur les flancs comme latéral. Des milieux de terrain qui font sortir le ballon. Le numéro 10 remet en cause les individualités et le collectif. C’est cela qu’ils vont amener pour déstabiliser l’équipe sénégalaise. Les joueurs ont les moyens de contrer ces astuces égyptiennes et les attaquer de front.

 

 

L’Égypte craint-elle le Sénégal ?

 

 

Ils auront une crainte avec Sadio Mané et Ismaila Sarr. Les Égyptiens savent qu’il y aura de la rapidité vers l’avant et que la couverture sénégalaise est très bien faite par Koulibaly. Ce qu’ils vont craindre le plus, c’est de perdre le ballon et de voir cette équipe sénégalaise faire le jeu. Le match de la finale de la coupe d’Afrique est un exemple : attaquer. Il ne faut pas les attendre, il faut être prêt dans tous les duels, aller de l’avant et marquer très tôt aux Égyptiens.

 

Si le Sénégal ne marque pas très tôt dans les 15 premières minutes, on risque de vivre l’enfer. On doit aller à la coupe du monde et faire mieux que 2002. Alain Giresse l’a dit: aller à la coupe du monde est un bon résultat… Il a parfaitement raison. On doit assumer notre statut et leur montrer que maintenant ce sont nous les champions. Pour cela, il faut aller gagner en Égypte et venir terminer ce résultat au Sénégal. C’est le match aller qu’il faut gagner car les Égyptiens quand ils vont venir au Sénégal, ils vont reculer. Ils vont mettre deux lignes défensives et ils vont contrer le Sénégal. En plus, nos lions n’ont pas encore de repères sur cette pelouse de Me Wade. Heureusement, il y aura les entraînements qui vont s’y faire. Nous sommes bien partis pour aller gagner chez eux parce qu’ils nous craignent. Depuis Caire 86, les Égyptiens ont toujours peur du Sénégal. Si vous remarquez bien, ils jouent très à l’aise contre les autres équipes mais quand il s’agit du Sénégal, ils reculent.

 

 

Que nous prépare l’Égypte, ce vendredi ?

 

 

L’enfer, car on les a défiés en finale de la CAN. Il faut dire que c’est l’un des Égyptiens qui a eu le tract et qui a raté son penalty en finale, car il ne faut pas oublier qu’on avait déjà raté avec Bouna Sarr. Mais, Sadio a été très bon sur le dernier tir. Les Égyptiens étaient fatigués sur ce match, ils n’arrivaient pas à joindre Salah. Tout ce qu’ils voulaient, c’est ne pas prendre de but. Ils ont joué de gros matchs contre la Côte d’Ivoire, le Maroc et le Cameroun.

 

 

C’est du lourd. Ils ne sont pas petits car si on arrive à faire sortir dans une compétition toutes ces grandes nations de football que je viens de citer, vous avez le respect des observateurs du football. C’est usant de faire 120 minutes dans les jambes, à trois reprises d’affilée. C’est un travail bien préparé par leur coach Carlos. On a vu en finale que les Égyptiens savaient subir et contrer. Mais, ils étaient face à trois rocs : Kalidou Koulibaly, Abdou Diallo et Saliou Ciss renseigne l’ex international, Lamine Mboup, dans les colonnes du quotidien stades repris par la rédaction de Seneposte.

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