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Le Sénégal (enfin) sur le toit de l’Afrique ! – Débrief et NOTES des joueurs (Sénégal 0-0 (4-2 tab) Égypte)

Le Sénégal est champion d’Afrique ! Au terme d’une rencontre intense, le Sénégal a pris le dessus sur l’Égypte (0-0, 4-2 tab), ce dimanche, lors de la 33e finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Les Lions de la Téranga succèdent à l’Algérie au palmarès de la compétition. Le Sénégal est champion d’Afrique ! La troisième est la bonne !

Battu en finale en 2002 et 2019, le Sénégal a été sacré champion d’Afrique pour la première fois de son histoire en battant l’Égypte (0-0, 4-2 tab), ce dimanche, lors de la 33e finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Dominateurs mais repoussés par un exceptionnel Gabaski, les Lions de la Téranga ont fait la différence lors de la séance des tirs au but pour inscrire leur première ligne au palmarès. La bande à Sadio Mané succède donc à l’Algérie, son bourreau d’il y a deux ans et demi.

Mané rate un penalty Comme en 2019, la finale partait fort. Comme en 2019, elle commençait mal pour le Sénégal puisque Mané voyait son penalty être repoussé par l’incroyable Gabaski. Malgré ce coup dur, les Lions de la Téranga poursuivaient leur domination avec deux centres dangereux d’Ismaïla Sarr que Mané ne parvenait pas à reprendre. En face, Salah était plutôt bien contenu même si le capitaine égyptien s’offrait un petit festival entre quatre joueurs conclu par une frappe trop molle pour inquiéter Mendy. Au fil des minutes, la pelouse se dégradait considérablement, ce qui ne facilitait pas la circulation du ballon.

Dans le même temps, les Pharaons, globalement peu portés vers l’avant, faisaient parler leur expérience pour endormir peu à peu leurs adversaires avec des fautes plus ou moins rugueuses. Avant la pause, Salah n’était toutefois pas loin de refroidir le Sénégal sur une lourde frappe au premier poteau magnifiquement détournée par Mendy. L’Égypte tient bon Au retour des vestiaires, le Sénégal accélérait la cadence. Mais à chaque fois que le ballon traînait dans la surface, Gabaski se jetait comme un mort de faim pour rassurer ses défenseurs. Peu à peu, une immense tension s’installait à Yaoundé, où les deux équipes luttaient pour éviter de prendre ce but qui pouvait être fatal.

En dépit des trois prolongations disputées en dix jours, les Égyptiens affichaient une force mentale assez incroyable pour contenir les Sénégalais. Dans le dernier quart d’heure, les Pharaons inversaient même la tendance sur une courte période en passant proches du but sur une tête de Marwan. Une chaude alerte pour les partenaires de Mendy, beaucoup plus prudents mais toujours aussi peu créatifs et précis sur les phases offensives. Pour ne rien arranger, le fatigue se faisait clairement ressentir alors que la pelouse, dans un piteux état, empêchait les joueurs d’avoir de bons appuis. –

Gabaski, à deux doigts

Durant la prolongation, Gabaski réalisait encore une fois le show en sortant tour à tour deux énormes occasions de Dieng puis en repoussant d’une belle manchette une lourde frappe du Marseillais. Mendy n’était pas en reste puisqu’il était lui aussi décisif sur un tir puissant de Marwan. Lors de la séance des tirs au but, c’était finalement le Sénégal qui prenait le dessus suite aux ratés d’Abdelmonem et de Lasheen. Un premier titre dans l’histoire du football sénégalais, enfin !

La note du match : 6/10

On a assisté au match auquel on pouvait s’attendre, c’est-à-dire serré et tendu. Et pourtant, le Sénégal aurait pu se faciliter la tâche d’entrée sans le penalty raté de Mané… De la tension, des occasions, des contacts, une ambiance électrique, cette finale de CAN a ressemblé à toutes les finales de l’épreuve depuis 2000.

L’homme du match : Mohamed Abou Gamal (9/10)

Gabaski est un cyborg, un monstre, ce que vous voulez, mais il n’est pas humain. A un, voire deux penalties près, le gardien égyptien aurait pu devenir le cauchemar de tout un pays après avoir brisé le rêve du Cameroun. Auteur de 8 arrêts, le portier de Zamalek a repoussé un tir au but, partant quatre fois sur cinq du bon côté. Une partie absolument phénoménale pour le gardien remplaçant des Pharaons.

SÉNÉGAL :            

Édouard Mendy (8) : le meilleur gardien du monde en 2021 a été impérial en première période en repoussant les deux tentatives de Salah, avec notamment une superbe parade avant la pause. Durant la prolongation, il a été décisif sur un tir tendu de Marwan avant de sortir le tir au but de Lasheen. Un gros match, un de plus, pour lui.

Bouna Sarr (5,5) : s’il a été solide dans l’ensemble, le latéral droit du Bayern a été trop peu en vue offensivement. Il a manqué de panache pour faire mal à un Fatouh longtemps aux abois. Il a été le seul Sénégalais à rater son tir au but.

Kalidou Koulibaly (8) : quel monstre… Absent de la finale en 2019, le défenseur central de Naples a éclaboussé la partie de sa classe avec des interventions très propres et des relances osées toujours précises. En dehors de dix minutes moins bonnes en seconde période avec un carton jaune écopé, il a été excellent. Un grand capitaine.

Abdou Diallo (7) : peu sollicité dans l’ensemble, le défenseur central du PSG a été averti en seconde période pour un gros tampon sur Salah. Derrière, il perd un duel dangereux avec Marwan, tout proche de marquer de la tête. Toutefois, il réalise une excellente prolongation en gagnant tous ses duels avec l’ailier de Liverpool.

Saliou Ciss (6,5) : en grande forme sur cette CAN, le latéral gauche de Nancy a obtenu un penalty d’entrée sur un énorme raid. Derrière, il s’est montré bien remuant, de peur de laisser des espaces à Salah. Il a plutôt bien contenu l’ailier de Liverpool.

Idrissa Gueye (6) : le milieu du PSG a été plutôt intéressant dans sa faculté à faire remonter le bloc. On peut toutefois lui reprocher un manque d’audace dont il fait souvent preuve avec sa sélection. Il a tout de même bien bloqué les espaces durant 120 minutes.

Nampalys Mendy (6) : le joueur passé par Nice a fait le boulot en se démultipliant au milieu. Malgré une blessure à l’oeil, il a tenu bon jusqu’au bout pour canaliser les montées égyptiennes. Cheikhou

Kouyaté (6,5) : le milieu de Crystal Palace a mis de l’impact et a surtout sorti des ballons chauds en seconde période. Une finale plutôt intéressante pour l’ancien joueur d’Anderlecht, qui a vu sa frappe passer proche du poteau peu avant la pause. Remplacé à la 66e minute par Pape Gueye (5), qui a été plutôt moyen dans son utilisation du ballon.

Ismaïla Sarr (6) : pour sa seule et unique titularisation dans la compétition, l’ailier de Watford a été plutôt remuant. Il a envoyé deux centres très dangereux à destination de Mané, qui a à chaque fois été trop court. Une prestation satisfaisante dans l’ensemble. Remplacé à la 77e minute par Boulaye Dia (non noté), trop peu en vue dans l’ensemble.

Famara Diedhiou (4) : même s’il a représenté une menace constante pour la défense égyptienne, le buteur d’Alanyaspor n’a pas réussi à se mettre en évidence. Il a manqué d’opportunisme pour exploiter les ballons qui traînaient dans la surface. Remplacé à la 77e minute par Bamba Dieng (non noté), qui a été le joueur le plus dangereux dans ce match avec trois énormes occasions, toutes repoussées par Gabaski.

Sadio Mané (6) : la finale de l’ailier de Liverpool a très mal commencé en manquant un penalty d’entrée. Malgré ce gros coup dur, le Sénégalais a énormément provoqué et obtenu de très nombreuses fautes. Très solide mentalement, il a inscrit le tir au but vainqueur, comme un symbole.

La Coupe d’Afrique des Nations 2022 est terminée ! Après un mois de compétition, le verdict tant attendu est tombé : le Sénégal est sur le toit de l’Afrique. Les Lions de la Teranga s’imposent aux tirs au but face à l’Égypte et décrochent un premier sacre historique.

Incapables de se départager dans le jeu, les coéquipiers de Mané et de Salah se sont départagés aux tirs au but. Dominateur à Yaoundé, le Sénégal n’avait pas réussi à concrétiser face à une Égypte qui a bien défendu.

Au bout de la nuit, face à une Égypte émoussée après quatre prolongations consécutives, le Sénégal s’impose après un tir au but transformé par Sadio Mané, qui devient le héros de son pays.

👍 Les Tops

🇪🇬 Mohamed Abou Gabal « Gabaski » : 9/10

Tout simplement impérial. Déjà héros de la demi-finale, le gardien égyptien a encore été infranchissable. Il s’illustre dès le début de match en stoppant le pénalty de Mané. Décisif toute la rencontre et même aux tirs au but, il a multiplié les arrêts pour sauver les siens et écoeurer les Sénégalais. Incroyable dans ce tournoi, il mérite sa pyramide.

🇸🇳 Sadio Mané : 7/10

La star des Reds a longtemps cru ne pas mener le Sénégal sur le toit du continent africain. Son pénalty raté en tout début de match aurait pu peser très lourd… Remuant sur le front de l’attaque, le Sénégalais n’a pas su trouver la solution pour faire la différence, lui qui avait pourtant réussi à le faire durant tout le tournoi. Mais en véritable leader, il délivre finalement les siens en inscrivant le tir au but vainqueur.

🇪🇬 Mohamed Abdelmonem : 6/10

Il ne s’est trompé qu’une seule fois, mais quel match de la part du défenseur des Pharaons. Coupable de la faute amenant au pénalty raté de Mané, il s’est ensuite avéré très solide, au sein d’une défense ayant fait bloc face aux assauts sénégalais. Malheureusement pour lui, son pénalty manqué aux tirs au but condamne les siens…

🇸🇳 Bamba Dieng : 6/10

Entré en jeu à la 77e minute, le jeune attaquant marseillais s’est montré très dangereux. S’il a dû faire face à un Gabaski de gala, il a tenté sa chance à plusieurs reprises, amenant le feu dans la défense égyptienne. Costaud, il transforme son tir au but.

👎 Les Flops

🇪🇬 Mohamed Salah : 4/10

Il était attendu, mais il n’a pas répondu présent. Son pays comptait sur lui pour décrocher un 8e sacre historique, mais l’attaquant de Liverpool n’a pas pris ses responsabilités au moment de la séance de tirs au but. Finalement, sa meilleure action aura été d’aider son gardien à stopper le pénalty de Mané en début de match.

🇪🇬 Omar Marmoush : 3/10

Déjà très discret en demi-finale, l’Égyptien a une nouvelle fois traversé ce match dans l’indifférence. Il n’a pas eu beaucoup d’occasions, tant les Pharaons ont été privés de ballon en première mi-temps. Ne parvenant pas à combiner avec ses coéquipiers, le joueur de Stuttgart est remplacé à la 59e minute par Zizo.

🇪🇬 Mostafa Mohamed : 2/10

Autant se dire qu’un n°9 a rarement semblé aussi hors du coup dans une équipe finaliste. Aligné autour de Salah, l’attaquant de Galatasaray n’a strictement rien apporté à l’Égypte, en ne tentant aucune frappe dans cette finale. Il cède sa place à Marwan Hamdi à la 59e minute.

Successeurs de l’Algérie en 2019, les Lions de la Teranga marquent l’histoire et obtiennent un premier sacre sur le continent africain. Après deux finales perdues en 2002 et 2019, le Sénégal inscrit enfin son nom au palmarès de la coupe d’Afrique des nations. Sadio Mané, la star des Reds, a atteint son but ultime : mener son pays sur le toit de l’Afrique !
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