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OM : Dieng et Gueye disponibles face à Nice ?

Ils sont de retour. Après avoir remporté la Coupe d’Afrique des Nations avec le Sénégal face à l’Égypte dimanche soir, Cheikh Bamba Dieng et Pape Gueye vont pouvoir réintégrer le groupe olympien. Parti il y a un mois au Cameroun pour disputer la compétition, les deux joueurs devraient effectuer leur retour à Marseille aujourd’hui d’après La Provence.

 

Pape Gueye et Bamba Dieng sur la feuille de match ?

 

Tout au long de la compétition, Cheikh Bamba Dieng et Pape Gueye ont bénéficié de plusieurs minutes sous la tunique sénégalaise. En effet, Aliou Cissé leur a accordé plusieurs fois sa confiance, notamment en finale où les deux olympiens sont entrés en jeu face aux Pharaons. Cheikh Bamba Dieng s’est même chargé de tirer l’un des penaltys du Sénégal en toute fin de rencontre.

D’après les informations de La Provence, ce sera surtout à Jorge Sampaoli de juger si Cheikh Bamba Dieng et Pape Gueye pourront être dans le groupe pour affronter Nice demain soir. Leurs présences sur le banc ne seraient pas à exclure d’après le quotidien régional. Le technicien argentin devrait en dire plus lors de la conférence de presse à partir de 14h45.

 

Dieng sera un futur grand et un joueur qui sera demandé par des grands clubs — De Bono

 

Notre consultant Jean-Charles De Bono est persuadé que Bamba Dieng va briller dans les prochaines années à l’Olympique de Marseille et qu’il sera un futur très grand joueur du club.

 

« Lui mettre la pression ? C’est bien beau mais il faut le faire jouer aussi. On a laissé du temps à Gerson qui a coûté 20 millions au club. On a laissé plus ou moins de temps à Luis Henrique. On a laissé plus ou moins de temps à Milik. Pourquoi on veut brûler de suite le petit Dieng ? Moi, je pense qu’il faut lui laisser le temps de jouer. Personnellement, je pense que sur ses qualités, ce sera un futur et un joueur qui sera demandé par des grands clubs. C’est mon point de vue. Il a ce potentiel là. Mamadou Niang disait que c’était une bombe atomique. Il a quelque chose. ll lui faut du temps et de la confiance. Je ne pense pas qu’il ne soit pas motivé. Il n’est pas bête du tout » Jean-Charles De Bono

 

« Un avant-centre d’avenir »

Toujours soucieux d’héritage, l’attaquant formé aux Diambars a aussi sous le maillot le même tee-shirt qu’El-Hadji Diouf. Avec en pochoir le portrait de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, une des confréries soufies du Sénégal. Bamba Dieng porte son nom.

Diouf, aujourd’hui conseiller dans la délégation sénégalaise, voit aussi en Bamba Dieng « un avant-centre d’avenir. C’est un jeune ambitieux, un caractère très fort, il prend des risques, joue bien dos au but, il va vite et sait tout faire ».

Il s’était révélé en France à l’occasion d’une prestation hors du commun avec l’Olympique de Marseille en septembre à Monaco (2-0).

Alors qu’il n’avait disputé jusqu’ici qu’une minuscule minute de jeu, le Sénégalais a connu sa première titularisation et marqué un doublé. De quoi lui offrir la Une de l’Équipe, le quotidien sportif français de référence, le jour suivant.

L’histoire est belle car à ce moment-là, Bamba Dieng n’est encore qu’un jeune du centre de formation sous contrat avec le club phocéen jusqu’en 2024 et payé le salaire minimum légal pour un footballeur professionnel : 1 800 euros.

Un jeune dont la direction de l’OM voulait se débarrasser à l’été 2021 en cas d’offre supérieur à 5 millions d’euros. Heureusement, l’entraîneur Jorge Sampaoli a eu le nez creux en s’y opposant. Et Bamba Dieng a désormais un contrat à la hauteur de son potentiel avec Marseille.

Un produit de l’institut Diambars

Natif de Pikine, dans la banlieue de Dakar, Bamba Dieng a intégré à 13 ans l’institut Diambars, club-école créé par Patrick Vieira, Bernard Lama, Jimmy Adjovi-Boco et Saer Seck, l’actuel directeur, qui forment des talents sénégalais.

Dans ce centre de formation basée à Saly, le jeune Bamba Dieng se teste à plusieurs postes avant de s’installer finalement en attaque. Une année blanche pour cause d’entorse des ligaments croisés retarde son éclosion. Cependant, il se bat pour revenir et intègre le groupe pro.

Lors de sa première saison professionnelle, il inscrit 12 buts en 14 rencontres de Ligue 1 sénégalaise… et glane le surnom de « Bambagoal ». Avant d’être transféré à l’OM en août 2020 en raison du partenariat de l’institut avec le club phocéen.

« Bamba est un joueur calme et déterminé, il ne se délite pas à la moindre contrariété », développe pour l’AFP le patron des Diambars, Saer Seck. « Il sait qu’un attaquant doit se créer des occasions. La mettre au fond, ça va venir. Ce qui est inquiétant, c’est de ne pas s’en créer. »

« Je l’avais déjà vu avec les Diambars », appuie Diouf, « il ne lâche jamais. Il peut rater une occasion, il ne doute jamais. Contre le Cap-Vert, il a pris des risques et ça a payé. »

« C’est un grand plaisir », reprend Seck, « une fierté, chaque fois qu’un de nos pensionnaires marque en équipe du Sénégal, surtout à un aussi haut niveau » qu’un huitième de finale de CAN.

Désormais Bamba « est un modèle » pour les élèves des Diambars. Il est en train de devenir un joueur de référence, et comme il est parti il n’y a pas longtemps, les plus jeunes le connaissent encore parfaitement », poursuit le dirigeant de la célèbre Académie de Saly.

La vidéo des gamins de Diambars fêtant son premier but en pro, contre Auxerre en Coupe de France, avait été virale. « Il devra garder dans un coin de sa tête que des centaines de paires d’yeux sont braquées sur lui et voudront le copier », conclut Seck.

L’héritier laisse déjà un héritage.

 

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