SENEGAL

Rigobert Song : « nous sommes prêts à aller au Qatar »

L’Algérie, Djamel Belmadi, son contrat, l’héritage laissé par son prédécesseur Antonio Conceiçao, l’apport de Samuel Eto’o, l’état de santé d’André Onana… Le manager-sélectionneur du Cameroun a tout passé en revue, à moins de 24 heures du match aller des barrages de la Coupe du monde 2022.

 

 

Il y en a qui disent que vous arrivez au mauvais moment en tant que sélectionneur. Mais est-ce que votre expérience (4 Coupes du monde jouées, Ndlr.) peut être perçue comme un grand atout ?

J’ai un rôle de manager–sélectionneur auprès de mes jeunes petits frères. Au niveau où nous sommes, mon rôle est très simple : c’est de pouvoir apporter aux joueurs l’expérience que j’ai pu obtenir pendant tout mon parcours. Je leur explique comment se prépare ce genre de compétition, même s’ils n’ont pas grand-chose à apprendre. Ça se passe très bien. Demain, ils vont nous le démontrer sur le terrain.

 

 

 

Sauf que vous n’avez pas beaucoup de temps avec cette équipe…

Lorsqu’on est compétiteur, on est prêt à tout. Je ne changerai pas grand-chose dans ce groupe. C’est une équipe qui est en place depuis longtemps. Je vais leur donner quelque chose qui va simplement leur permettre d’aller au-delà de leurs forces. Je n’ai pas la prétention de tout changer. En quelque jours, je ne peux pas faire autrement. Nous sommes dans une phase très délicate, nous sommes dans l’urgence. Et quand nous sommes dans l’urgence, on utilise des méthodes d’urgence. Ce que nous souhaitons, c’est la qualification. Rien d’autre.

 

 

 

Djamel Belmadi ne manque pas de lancer des piques en direction du Cameroun ; il critique notamment la pelouse de Japoma et estime aussi que votre nomination dans un temps réduit pourrait constituer un avantage pour son équipe. Quelle réaction ?

Dans ce métier, lorsqu’on échoue, on trouve toujours des raisons pour expliquer la situation. L’Algérie n’est pas la seule équipe à avoir joué sur la pelouse de Japoma. Il y a d’autres nations qui y ont joué et qui ont fait de bons résultats. Mais ce n’est pas cela qui nous intéresse. Nous sommes concentrés et nous sommes prêts à aller au Qatar.

 

 

Qu’avez-vous hérité de votre prédécesseur Antonio Conceiçao ?

Je suis juste dans la continuité. Conceiçao a fait un très bon travail. Pour ceux qui ne le savent pas, pendant la CAN, il y avait environ 6 joueurs que j’ai entrainés chez les moins de 23 ans dans notre équipe. J’ai beaucoup travaillé avec lui. C’est quelqu’un qui mérite beaucoup de respect pour son travail. Je suis vraiment dans la continuité.

 

 

 

Comment appréhendez-vous l’Algérie à 24 heures du match ?

Je connais bien l’équipe algérienne. On a eu l’opportunité de la voir pendant la CAN 2021. Je connais très bien l’entraîneur. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur les terrains, je connais son caractère. Aujourd’hui, il y a un objectif. On ne sous-estime pas notre adversaire. Nous avons tous nos moyens et nous savons ce que nous devons faire. Ça va se jouer sur le terrain. Nous allons nous battre comme des guerriers.

 

 

 

Avez-vous enfin signé votre contrat de manager-sélectionneur du Cameroun ?

On est très avancé sur ce dossier depuis très longtemps. C’est aussi une forme de stratégie. Le président est très professionnel et il sait ce qu’il fait. Nous avons signé les bons contrats. Maintenant, c’est à nous de travailler.

 

 

 

Quelle est la contribution du président de la Fécafoot, votre ancien coéquipier, Samuel Eto’o ?

Déjà, je tiens à remercier le président de la Fécafoot. Il a pris le risque – et d’ailleurs il m’a dit de ne pas appeler cela risque – de pouvoir me donner cette lourde responsabilité. Mais c’est un compétiteur. Il est conscient que la qualification est possible et que la personne à qui on a confié cette responsabilité a les moyens de remplir cette mission.

 

 

 

Quel est l’état de l’infirmerie ?

Nous avons convoqué 27 joueurs. On a eu deux soucis de blessures, Zambo Anguissa et Moumi Ngamaleu. On fait avec ce que nous avons. L’équipe est au complet. L’état d’esprit est au beau fixe. Nous savons pourquoi nous sommes là. Nous n’avons pas droit à l’erreur. Il n’y a pas de retour possible. Le moral est à fond.

 

 

 

Même en ce qui concerne le gardien André Onana qui a été victime d’un accident mardi dernier ?

André Onana va très bien sous les plans. J’ai discuté avec lui. Il n’y a pas de souci à se faire.

Propos recueillis par Kigoum WANDJI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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