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Sénégal : foule à perte de vue, l’incroyable accueil de Dakar à ses héros

Le peuple sénégalais a pu savourer, dimanche soir, le premier titre de champion d’Afrique de l’histoire du pays, après la victoire en finale contre l’Égypte (0-0, 4-2 aux tab). En Loire-Atlantique, Papy Leye, entraîneur des Voltigeurs de Châteaubriant (N2), a suivi assidûment les Lions de la Teranga, durant toute la compétition. « On attendait ça depuis très longtemps, donc c’est beaucoup d’émotions, souffle le coach sénégalais. En tant que technicien, je suis très content pour Aliou Cissé qui a fait un travail remarquable. »

 

Souvent critiqué, le sélectionneur des Lions de la Teranga a su tirer le meilleur de son groupe, malgré des prestations pas toujours flamboyantes. « Lui et les joueurs ont fait abstraction de tout ce qu’il se disait. Ils ont construit leur succès petit à petit, souligne Papy Leye. C’était une anomalie de ne pas avoir encore une étoile sur le maillot. C’est le succès de l’humilité. »

 

« On a fêté ça avec passion »

Ancien international sénégalais, Issa Cissokho a porté le maillot de la sélection à 5 reprises. « Ce sont des joueurs et un entraîneur que j’ai côtoyé, rappelle celui qui joue aujourd’hui en Régional 3, au Landreau-Loroux. Il y avait de l’angoisse et beaucoup de stress avant la finale. Quand on sait qu’on n’avait pas encore gagné la CAN, et qu’on l’obtient… C’est une immense fierté. »

 

L’ancien joueur du FC Nantes avait invité ses amis chez lui pour regarder la finale. « On a fêté ça avec passion ! C’est un aboutissement pour cette équipe, qui a toujours gardé le rythme et le niveau avec différentes générations. » Au Sénégal, et notamment dans la capitale, Dakar, tout un pays a célébré la victoire de ses joueurs, qui avaient échoué en finale il y a trois ans contre l’Algérie (0-1).

 

La plus belle page du football sénégalais

« Le football est une religion au Sénégal », dit Issa Cissokho. « Il est au centre de tout au Sénégal, notamment pour les jeunes, selon Papy Leye. Les joueurs avaient une énorme pression des autorités, du peuple sénégalais et d’anciens joueurs. J’étais au Sénégal en décembre, et j’ai vu la pression qu’ils avaient sur les épaules. » Avec des joueurs de haut niveau, qui jouent dans de grands clubs (Mané, Mendy, Koulibaly, Gueye, Diallo), le Sénégal a su rester dans sa bulle lors de la phase à élimination directe, en éliminant le Cap-Vert, la Guinée équatoriale et le Burkina Faso. Avant de venir à bout des Pharaons, champions d’Afrique à 7 reprises.

 

« Quand on joue en sélection, c’est totalement différent qu’en club. Ce n’est pas la même saveur, explique Issa Cissokho. Je dirais qu’il y a une pression positive. Le peuple sénégalais nous soutient quoi qu’il arrive. » Dimanche soir, Aliou Cissé et ses hommes ont ainsi écrit la plus belle page de l’histoire du football sénégalais, à Yaoundé. Ils remettront leur titre en jeu l’année prochaine, déjà, en Côte d’Ivoire.

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